Comprendre › La vie marine

La vie marine

Un plongeur évolue en visiteur dans un milieu qui n'est pas le sien. Cette page décrit ce qu'on croise le plus souvent sous l'eau, et les principes qui limitent l'impact d'une plongée sur des espèces et des milieux souvent fragiles.

Ce qu'on rencontre sous l'eau

La vie marine visible en plongée varie énormément selon la zone géographique et la profondeur, mais quelques grandes catégories reviennent partout : les poissons, des espèces territoriales aux bancs qui se déplacent en groupe ; les invertébrés, crustacés, mollusques et échinodermes comme les oursins et les étoiles de mer ; les cnidaires, catégorie qui regroupe coraux, gorgones, anémones et méduses ; et, selon les zones, des mammifères marins comme les phoques ou certains cétacés.

Les coraux et les gorgones, bien qu'ils ressemblent à des plantes ou à des roches, sont des colonies d'animaux vivants au squelette calcaire, qui mettent souvent des décennies à atteindre leur taille adulte. Un contact ou une cassure accidentelle peut détruire en un instant une croissance de plusieurs années.

Ne rien toucher, ne rien prendre, ne rien nourrir

Ce principe, enseigné dès les premiers niveaux de formation, résume l'essentiel du comportement attendu d'un plongeur envers la vie marine. Toucher un animal ou un corail peut le blesser, retirer sa protection contre les bactéries et parasites, ou simplement le stresser au point de modifier son comportement naturel. Prélever un coquillage, une étoile de mer ou tout autre organisme perturbe l'équilibre du milieu, même quand l'animal semble abondant. Nourrir la faune modifie son comportement vis-à-vis des humains, parfois de façon durable et néfaste pour l'espèce comme pour les plongeurs suivants.

La flottabilité, décrite sur la page consacrée à la physique de la plongée, joue un rôle direct dans cette protection : un plongeur mal équilibré qui racle le fond avec ses palmes ou son matériel abîme les organismes fixés au sol, souvent sans même s'en rendre compte.

Des rencontres à respecter à distance

Certaines espèces peuvent représenter un danger pour un plongeur qui les touche ou s'en approche trop près : les méduses et certains coraux peuvent provoquer des brûlures urticantes, les oursins des piqûres douloureuses, certains poissons possèdent des épines venimeuses, et les murènes peuvent mordre si elles se sentent menacées dans leur abri. Ces incidents sont presque toujours évitables en gardant ses mains proches du corps et en observant sans chercher le contact.

Protéger le milieu au-delà d'une seule plongée

De nombreuses zones de plongée se trouvent dans des aires marines protégées, où des règles spécifiques peuvent s'appliquer : mouillage réglementé, zones interdites à la plongée, quotas de visiteurs. Ces règles existent pour préserver des écosystèmes que la fréquentation touristique peut dégrader avec le temps, même sans intention de nuire de la part des visiteurs.

Des organismes internationaux et français suivent l'état des récifs et des écosystèmes marins, et proposent des programmes auxquels des plongeurs formés peuvent parfois contribuer, comme le suivi de la biodiversité ou le signalement d'espèces invasives.

Sources : UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), OFB (Office français de la biodiversité), Reef Check, FFESSM (commission environnement et biologie subaquatiques).