Comprendre › La sécurité
La sécurité
La plupart des incidents de plongée ne viennent pas d'un équipement défaillant, mais d'une préparation insuffisante ou d'une réaction tardive face à un problème mineur. Cette page décrit les habitudes qui réduisent ces risques, avant, pendant et après une plongée.
Avant de s'immerger
La préparation d'une plongée commence en surface. Le directeur de plongée ou le guide définit un objectif, une profondeur maximale prévue et une durée, en fonction du niveau des plongeurs présents, expliqué sur la page consacrée aux niveaux et brevets, et des conditions du jour : météo, courant, visibilité, température de l'eau.
Avant de s'équiper, chaque plongeur vérifie son propre matériel, puis effectue un contrôle croisé avec son binôme : ouverture du bloc, fonctionnement des deux détendeurs, gonflage et purge du gilet stabilisateur, quantité de lest. Ce contrôle croisé permet de repérer une anomalie avant l'immersion plutôt que sous l'eau, où elle est plus difficile et plus dangereuse à corriger.
Pendant la plongée
Le binôme reste la règle de base de la sécurité en plongée loisir : chaque plongeur garde son coéquipier à vue, capable de lui porter secours ou de partager de l'air en quelques secondes en cas de besoin. La communication se fait par signes conventionnels, appris dès les premiers niveaux de formation, pour vérifier régulièrement l'état de chacun, signaler la quantité d'air restante ou indiquer un problème.
La remontée elle-même doit rester progressive, à une vitesse compatible avec les recommandations de l'ordinateur de plongée utilisé, avec un arrêt marqué avant d'atteindre la surface. Les raisons de cette prudence sont détaillées sur la page consacrée à la décompression, qui explique aussi pourquoi ce site ne fournit aucune valeur chiffrée à ce sujet : cette décision appartient à l'ordinateur du plongeur et à sa formation.
Face à un incident
Un essoufflement se gère en priorité en s'arrêtant, en cessant tout effort et en respirant plus lentement, avant d'envisager de remonter. Une panne d'air se gère par le partage d'air avec le binôme, à l'aide de l'octopus, en maintenant un contact visuel constant pendant la remontée commune. Ces gestes s'apprennent et se pratiquent en formation avant d'être nécessaires en situation réelle.
Face à des symptômes pouvant évoquer un accident de désaturation après la sortie de l'eau, décrits sur la page consacrée à la décompression, la priorité est de mettre la personne au repos, sous oxygène pur si disponible sur le site de plongée, et de prévenir les secours sans attendre une aggravation des symptômes.
Connaître ses limites
La sécurité en plongée tient aussi à des décisions prises avant même de s'équiper : ne pas plonger au-delà des prérogatives de son brevet, renoncer à une plongée si les conditions se dégradent, signaler une fatigue, un rhume ou un malaise plutôt que de les minimiser. Un binôme ou un directeur de plongée informé peut adapter le profil de la plongée ; un problème caché ne peut pas être anticipé.
Sources : FFESSM, manuel de formation technique, DAN Europe (Divers Alert Network), PADI (Rescue Diver).